Faut-il s’attendre à une hausse des prix du pétrole?


Dans moins de 25 ans, on ne produira plus assez de pétrole pour satisfaire la demande mondiale. C’est ce qui ressort du dernier rapport annuel de l’Agence Internationale pour l’Energie (AIE). Alors que les stocks de pétrole sont aujourd’hui au plus haut, les conclusions de l’AIE soulèvent bien des questions.

Pétrole: une baisse des prix qui pénalise les investissements

C’est en premier lieu le manque d’investissement dans le secteur de l’industrie pétrolière qui est pointé du doigt par ce rapport. Les raisons en sont simples : depuis 2014, handicapés par une offre excédentaire, les cours du brut ont perdu la moitié de leur valeur. A environ 46 dollars le baril, le secteur ne dispétrole Tradeo - Crude oilpose plus des ressources financières suffisantes pour mener à bien les projets de renouvellement des infrastructures. En 2015, les dépenses concernant les projets d’exploitation ont diminué de 200 milliards de dollars. Elles devraient être encore être amputées de 140 milliards de dollars cette année. Ce déficit en matière d’investissement pourrait bien entraîner un nouveau déséquilibre sur le marché de l’or noir dans les prochaines années. Selon l’AIE, l’exploitation-production nécessiterait 700 milliards de dollars par an.

Une demande qui va continuer à progresser

Par ailleurs, en dépit des engagements pris dans le cadre de la COP21, la demande mondiale de pétrole devrait progresser les prochaines années. Le pétrole restera une énergie incontournable à l’horizon 2040 indique l’Agence Internationale de l’Énergie.

Si les pays industrialisés se portent de plus en plus vers les énergies alternatives, et baissent leur consommation de 12 millions de barils par jour, les pays en développement augmenteront, pour leur part, leur consommation de pétrole de 19 millions de barils supplémentaires.

Selon ce rapport, dans moins de 15 ans, la Chine consommera plus de pétrole que les Etats-Unis. Inde, Afrique, autant de zones géographiques qui devraient assurer une bonne partie de la croissance de consommation. En dépit du développement des énergies de substitution, le pétrole restera l’énergie de base notamment dans les transports et l’industrie plastique, très développée dans certains pays d’Asie.

Vers un nouveau choc pétrolier ?

Par ailleurs, les gisements existants se tarissent naturellement. Tous les deux ans, nous perdons la production entière d’un pays comme l’Irak. Le constat du rapport est donc simple. Si rien n’est fait, la production ne pourra plus répondre aux besoin de la planète.

La marge de manœuvre demeure étroite. Et le temps joue pas en notre faveur. En effet, souligne l’IAE, contrairement aux hydrocarbures de schiste qui peuvent répondre en quelques mois aux mouvements de prix, les projets conventionnels connaissent des cycles plus longs, avec des délais de trois à six ans entre la décision d’investissement et la première production. Il faudrait donc dès à présent investir dans de nouvelles infrastructures pour être à même de répondre à la demande. Va-t-on aller vers une hausse des prix du pétrole ? 

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